Après avoir découvert comment on tombe dans la
marmite Love Energetics® (LE) puis
on atterrit dans la première formation, vous vous demandez peut-être :
« Bon, et ça ressemble à quoi dans la vraie vie de tous les jours, quand
on se met à traiter quelqu’un ? » Nous y voilà. Comme je vous le disais la
dernière fois, je n’ai jamais été thérapeute… du moins dans cette vie-ci, si
vous adhérez comme moi à l’idée de la réincarnation. L’expérience de mon
premier soin fut assez originale. Quelques mots déjà, sur le contexte. Yvon
Dubé a eu la brillante idée d’assortir ses formations de sessions appelées
« Séances de pratique Love Energetics® ».
Il s’agit de journées de pratique où les thérapeutes se réunissent dans un local
équipé de plusieurs tables à massage. En matinée, nous avons la chance de
pouvoir traiter une ou deux personnes sous sa supervision. Ces personnes qui
viennent de l’extérieur, reçoivent ces traitements moyennant un prix modique.
En après-midi, les apprentis-thérapeutes se traitent entre eux et Yvon guide de
main de maître ces traitements « de fond ». Je pèse bien mes mots.
Quand je vous en reparlerai une prochaine fois, vous allez comprendre. La
première fois que je me suis présentée à la séance de pratique, quand j’ai vu entrer ce qu’on
appelle les « clients », mon cœur battait un peu la chamade. J’avais eu
beau relire mes notes, je me demandais bien comment tout cela allait tourner.
Le « hasard » qui n’en est pas un d’ailleurs, a bien fait les choses
ce jour-là. Comme les dits clients n’étaient pas légion, Yvon m’a proposé de
traiter une des thérapeutes avec qui j’avais suivi la formation. Une française
comme moi, dénommée Anaïs, immigrée au Québec depuis « un bon
boutte ! », comme on dit ici en bon Québécois. Nous avions des atomes
crochus, cela me rassurait. Je commence donc par le commencement. Je teste ses
chakras sur les différents points de ses pieds et de son corps. Puis,
j’applique religieusement la méthode en me connectant du mieux que je peux,
pour laisser passer la fameuse énergie. Et là, surprise… Anaïs se met à
sursauter et à gigoter dans tous les sens. Hum !… Mon malaise est grand. Je me demande bien ce
qui peut clocher dans mon traitement. Heureusement, Yvon arrive pour me
rassurer. Anaïs est tout simplement « en montée de Kundalini », me
dit-il avec grand enthousiasme. Je ne suis pas sûre de bien comprendre et
encore moins de pouvoir partager son enthousiasme, mais j’accueille la chose
sans trop poser de questions. Le traitement est reporté en après-midi entre
thérapeutes. Yvon, qui n’est jamais à court de solutions, nous propose tout de
suite d’arrêter et d’échanger. C’est finalement moi qui reçois un traitement.
Quelle différence par rapport à ceux que j’avais reçus avant la formation ? Là,
tout devient clair comme de l’eau de roche. Grâce à mes nouvelles
connaissances, je peux suivre Anaïs pas à pas. Lorsqu’elle prend le pouls de
mes chakras, je lui demande de me les montrer un par un pour bien les ressentir
dans mon corps. J’ai même demandé une fois à Yvon de tracer au stylo sur mes
pieds, de grosses croix bien visibles pour les retenir. Cela vous fait
peut-être sourire mais la méthode s’est avérée très efficace. Car le moyen qui
m’a permis de les mémoriser, fut de les palper chaque soir avant de me coucher
et de les retracer au stylo pour le jour suivant. Revenons au soin d’Anaïs.
Comme elle avait pris la formation un an avant moi, j’ai pu apprécier sa
confiance, sa maîtrise et surtout ses qualités de thérapeute. Cela m’a donné la
confiance d’espérer moi aussi, pouvoir accéder à une telle expertise. Je me
rappelle très bien sa grande douceur, son respect et surtout l’énergie
bienveillante de ses mains. À un moment, j’ai vécu un abandon total. Mon chakra
coronal s’est ouvert, l’énergie s’est répandue dans toute ma tête et m’a
libérée d’une douloureuse mémoire. Anaïs m’a accompagnée tout en douceur dans
cette libération. À la fin du soin, mon cœur était empli de reconnaissance. En cette
première séance de pratique, la guérison fut bel et bien
au rendez-vous. J’ai aussi retenu la précieuse leçon. Avant de vouloir donner,
il est bon d’abord de savoir recevoir.
Dans la joie et la gratitude de ces moments,
Anne d’Amour
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