mercredi 29 février 2012

Et la pratique dans tout ça ?

Après avoir découvert comment on tombe dans la marmite Love Energetics® (LE) puis on atterrit dans la première formation, vous vous demandez peut-être : « Bon, et ça ressemble à quoi dans la vraie vie de tous les jours, quand on se met à traiter quelqu’un ? » Nous y voilà. Comme je vous le disais la dernière fois, je n’ai jamais été thérapeute… du moins dans cette vie-ci, si vous adhérez comme moi à l’idée de la réincarnation. L’expérience de mon premier soin fut assez originale. Quelques mots déjà, sur le contexte. Yvon Dubé a eu la brillante idée d’assortir ses formations de sessions appelées « Séances de pratique Love Energetics® ». Il s’agit de journées de pratique où les thérapeutes se réunissent dans un local équipé de plusieurs tables à massage. En matinée, nous avons la chance de pouvoir traiter une ou deux personnes sous sa supervision. Ces personnes qui viennent de l’extérieur, reçoivent ces traitements moyennant un prix modique. En après-midi, les apprentis-thérapeutes se traitent entre eux et Yvon guide de main de maître ces traitements « de fond ». Je pèse bien mes mots. Quand je vous en reparlerai une prochaine fois, vous allez comprendre. La première fois que je me suis présentée à la séance de pratique, quand j’ai vu entrer ce qu’on appelle les « clients », mon cœur battait un peu la chamade. J’avais eu beau relire mes notes, je me demandais bien comment tout cela allait tourner. Le « hasard » qui n’en est pas un d’ailleurs, a bien fait les choses ce jour-là. Comme les dits clients n’étaient pas légion, Yvon m’a proposé de traiter une des thérapeutes avec qui j’avais suivi la formation. Une française comme moi, dénommée Anaïs, immigrée au Québec depuis « un bon boutte ! », comme on dit ici en bon Québécois. Nous avions des atomes crochus, cela me rassurait. Je commence donc par le commencement. Je teste ses chakras sur les différents points de ses pieds et de son corps. Puis, j’applique religieusement la méthode en me connectant du mieux que je peux, pour laisser passer la fameuse énergie. Et là, surprise… Anaïs se met à sursauter et à gigoter dans tous les sens. Hum !…  Mon malaise est grand. Je me demande bien ce qui peut clocher dans mon traitement. Heureusement, Yvon arrive pour me rassurer. Anaïs est tout simplement « en montée de Kundalini », me dit-il avec grand enthousiasme. Je ne suis pas sûre de bien comprendre et encore moins de pouvoir partager son enthousiasme, mais j’accueille la chose sans trop poser de questions. Le traitement est reporté en après-midi entre thérapeutes. Yvon, qui n’est jamais à court de solutions, nous propose tout de suite d’arrêter et d’échanger. C’est finalement moi qui reçois un traitement. Quelle différence par rapport à ceux que j’avais reçus avant la formation ? Là, tout devient clair comme de l’eau de roche. Grâce à mes nouvelles connaissances, je peux suivre Anaïs pas à pas. Lorsqu’elle prend le pouls de mes chakras, je lui demande de me les montrer un par un pour bien les ressentir dans mon corps. J’ai même demandé une fois à Yvon de tracer au stylo sur mes pieds, de grosses croix bien visibles pour les retenir. Cela vous fait peut-être sourire mais la méthode s’est avérée très efficace. Car le moyen qui m’a permis de les mémoriser, fut de les palper chaque soir avant de me coucher et de les retracer au stylo pour le jour suivant. Revenons au soin d’Anaïs. Comme elle avait pris la formation un an avant moi, j’ai pu apprécier sa confiance, sa maîtrise et surtout ses qualités de thérapeute. Cela m’a donné la confiance d’espérer moi aussi, pouvoir accéder à une telle expertise. Je me rappelle très bien sa grande douceur, son respect et surtout l’énergie bienveillante de ses mains. À un moment, j’ai vécu un abandon total. Mon chakra coronal s’est ouvert, l’énergie s’est répandue dans toute ma tête et m’a libérée d’une douloureuse mémoire. Anaïs m’a accompagnée tout en douceur dans cette libération. À la fin du soin, mon cœur était empli de reconnaissance. En cette première séance de pratique, la guérison fut bel et bien au rendez-vous. J’ai aussi retenu la précieuse leçon. Avant de vouloir donner, il est bon d’abord de savoir recevoir.

Dans la joie et la gratitude de ces moments,

Anne d’Amour


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