mardi 27 mars 2012

« Kundalini, prise 2 ! »

Silence, on tourne. Nous voici de retour dans la salle qui accueille les fameuses séances de pratique supervisée. Aujourd’hui, je reçois un soin. Même si je ressens de plus en plus d’harmonie intérieure lorsque je donne des traitements, dans mon corps, c’est autre chose. Ça travaille fort et les tensions sont grandes. Je demande à Yvon à quoi cela est dû. Il m’explique qu’à partir du moment où on commence à donner des traitements, un grand nettoyage a lieu en soi. Et à tous les niveaux. J’aurai l’occasion de vous en reparler. Ce jour-là, je sais juste que j’ai besoin d’un bon soin qui fasse le ménage. Je suis traitée par un stagiaire avec qui je fais connaissance pour la première fois. Il s’appelle Stéphane. Il est très doux dans son énergie. C’est bizarre, aujourd’hui, je ne ressens pas grand-chose. Mes intestins sont ultra sensibles. Dès qu’on teste les points correspondants, je saute au plafond. Je ressens même de drôles d’émotions. Je voudrais que le soin aille plus vite. Que le traitement fasse effet. Il y a quelque chose qui bout à l’intérieur de moi. À un moment donné, une grande vague me submerge et fait vibrer tout mon corps. Dame Kundalini débarque. Yvon arrive et s’exclame avec bonheur : « Ça y est ! Tu es en "éveil de Kundalini" ! Félicitations Anne ! » Je suis assez émerveillée par la puissance de l’énergie qui me traverse. Contrairement à tout ce que j’avais pu entendre sur la Kundalini, je me sens assez bien. Oui, la Kundalini peut faire sursauter par sa force lorsqu’elle remonte le long de la colonne vertébrale. Mais durant tout le traitement, Yvon m’invite à l’accueillir et à lâcher prise. Il répète inlassablement : « Laisse aller tes résistances…  Laisse aller tes résistances… » Lorsque je ressens immédiatement les bienfaits libérateurs de cette énergie, je réalise à quel point je suis entre de bonnes mains. Pour Yvon, la Kundalini, c’est un peu comme sa meilleure amie. Il a appris à l’apprivoiser durant bien des heures de pratique. Il détient le savoir nécessaire pour la maîtriser et la diriger dans notre corps. C’est une très grande chance pour nous, apprentis-thérapeutes de bénéficier de son expertise. À la fin du soin, je me sens magnifiquement bien. Toute la pression qui bouillait au début, est tout à fait libérée. Mes chakras sont complètement ouverts. Dans mon cœur, je ressens un grand bien-être. Une fois relevée de la table à massage, plusieurs me partagent que le bonheur brille dans mes yeux. Je remercie cette énergie de s’être éveillée à l’intérieur de moi. Ce qui m’impressionnait à la dernière séance, n’est plus qu’un lointain souvenir. Yvon m’appelle le lendemain pour savoir comment je me sens. J’apprécie la qualité de l’accompagnement et du suivi dont nous pouvons bénéficier. Quelques jours plus tard, je ressens qu’il s’est passé quelque chose. Comme un gros nettoyage de fond. Ma première conclusion ? Elle est douce et emplie d’appréciation. N’est thérapeute que celui qui accepte avant tout de se laisser guérir. Et en matière de guérison, Dame Kundalini sait parfaitement ce dont on a besoin.

Anne d’Amour

samedi 10 mars 2012

La kundalini : il faut le voir pour le croire


Alors que je commençais à donner un premier soin en séance de pratique supervisée, j’avais brièvement été témoin de la kundalini. Étant donné que les soins étaient ouverts au public ce matin-là, on avait coupé court et reporté le soin en après-midi, entre thérapeutes. De prime abord, le phénomène m’avait paru assez étrange. Cependant, j’étais loin d’imaginer que quelques heures plus tard, je ne serais pas au bout de mes surprises. Cette journée-là, je déjeune avec quelques thérapeutes. On fait connaissance, on partage nos impressions sur la formation et les soins. L’ambiance est légère et sympathique. J’apprends beaucoup des expériences des uns et des autres. D’autant qu’il y a des thérapeutes qui ont commencé leur formation un an avant moi. Leur bagage est riche. Dès qu’on en vient à parler de la kundalini, l’ambiance se met un peu à changer. Une thérapeute se met à partager combien la kundalini a complètement bouleversé sa vie. Une autre s’exclame que ce n’est pas tous les jours facile à vivre. Une troisième de renchérir que c’est effectivement une énergie assez incontrôlable et que ça la renverse à chaque fois. « Bon… ça commence bien ! », je pense tout haut, assez embarrassée. Quand j’avais signé mon formulaire d’inscription à la formation, on ne m’avait pas dit que ça viendrait dans le « package deal ». Devant mon visage mi-figue mi-raisin, tous m’invitent à la patience. « Attends un peu… Tu vas tout découvrir cet après-midi ! » En effet, moins d’une heure plus tard, je découvre « le » phénomène. Yvon le formateur, m’accueille avec un clin d’œil complice. « Bienvenue dans l’univers de la kundaliniiiii ! », s’exclame-t-il avec un grand sourire. Lui, la kundalini, il a l’air d’aimer ça et pas à peu près. Il m’invite à l’accompagner dans un soin. « Mets tes mains là », me dit-il. « Tu la sens ? », me demande-t-il aussitôt. « Heu… Pas vraiment… », lui répondis-je sur la réserve. Je pose les mains sur le chakra d’une personne qu’on a du mal à maintenir en place, tellement elle se cabre comme un cheval sauvage.  D’un calme olympien, Yvon me demande de simplement permettre à l’énergie d’entrer dans le chakra et de laisser la kundalini faire son travail. Il a l’air tout à fait à l’aise. Ce que j’apprends de cet après-midi ? Même si le phénomène dont on est témoin est assez surprenant, les montées de kundalini ne doivent être prises ni trop au sérieux, ni trop à la légère. Une attitude bien concentrée, silencieuse, tout en restant très détendu, est la carte gagnante pour bien canaliser l’énergie et traiter de manière efficace. Même si la puissance de la kundalini est tout à fait phénoménale, au point de convulser une personne, la meilleure assistance qu’on puisse lui offrir, c’est de rester bien en silence dans son cœur. En contact avec l’énergie. C’est là que la kundalini peut monter, soigner et libérer. À la fin de la journée, je demande à Yvon : « Mais est-ce bien nécessaire d’en passer par là ? Tout ça, ça ne me donne pas trop envie… » Il m’explique que cette énergie très puissante a le don de tout nettoyer sur son passage, d’ouvrir les chakras et d’opérer des transformations majeures chez les personnes. Il me rassure en me disant : « Ce n’est pas quelque chose que l’on force. Si elle doit monter chez quelqu’un, elle montera ! Sinon, ce n’est pas plus grave que ça. » J’avoue que ce jour-là, je n’aurais pas fait des pieds et des mains pour accéder à ce fameux « éveil ». Mais en voyant après quelques heures les visages libérés des personnes traitées, je place simplement ma conscience dans un état d’ouverture et d’accueil par rapport à ce dont je viens d’être témoin. En rentrant chez moi, j’entends ma petite voix intérieure me dire sagement : « Si la kundalini doit venir à toi, ça se fera tout seul. Lâche prise et tout ira bien ! » Je ne savais pas que ça allait déjà être mon tour à la prochaine séance de pratique supervisée. 



Anne d’Amour

lundi 5 mars 2012

Premier soin

Récemment, je vous parlais d’une séance de pratique supervisée durant laquelle j’avais été à deux doigts de donner mon premier soin Love Energetics®. Comme je vous l’expliquais, j’avais dû humblement accepter ce jour-là d’en recevoir plutôt que d’en donner un. Après avoir terminé le premier volet de la formation (Love Energetics® Fondation), le temps passe et l’évidence finit par s’imposer. Il me faut pratiquer. D’autant que les exigences sont claires. En plus des 60 heures de pratique supervisée, 60 heures de pratique individuelle sont requises pour devenir praticien certifié. Je relis mon cours pour bien intégrer les notions apprises. Puis un beau jour, je me décide à passer de la théorie à la pratique. En contactant mes amis, je me rends compte que je n’ai pas grand effort à faire. Qui ne rêve pas d’être cobaye et de bénéficier d’un soin énergétique ? Les choses s’organisent assez vite. Un lundi matin, je reçois un très bon ami. Je me sens bien, même si légèrement fébrile. Imaginez, un premier soin sans supervision… Tout un évènement ! Je prends le temps de l’informer sur le déroulement de la séance, comment l’énergie fonctionne, etc. Il est ravi et totalement ouvert à l’expérience. N’ayant pas encore de table à massage, j’ai installé dans une pièce un matelas confortable où il se sentira bien. Je commence par corriger sa posture. Puis, il s’allonge. Tout près de moi, j’ai placé bien en vue deux précieux outils. Ce sont des schémas qui localisent sur les pieds les points des chakras et de réflexologie des organes. Ils m’accompagneront fidèlement durant mes premiers mois de pratique. Une fois mon ami allongé et moi prête à tester ses points réflexes, le temps s’arrête soudainement. Une pensée m’habite à cet instant. « Dans ce corps humain, il y a une âme, il y a la vie, et ils m’ont été confiés pour que j’en prenne soin. »  Le sentiment d’avoir à jouer un tel rôle me paraît soudainement vertigineux. Suis-je réellement à la hauteur d’une telle responsabilité ? En un éclair, tout le contenu théorique du cours se télescope dans ma tête et la réalité m’apparaît dans toute sa splendeur. Je suis ici pour soigner un être que je souhaite traiter avec la plus grande attention qui soit. Émue d’une telle prise de conscience, je reviens à moi et me ressaisis. J’accepte avec humilité de jouer le jeu et de « plonger »… Je saisis les pieds de mon ami qui a gentiment accepté de se retrouver là aujourd’hui. Mes mains sont un peu incertaines. Mais peu à peu, les points réflexes se dévoilent à nous. Ce que j’apprécie durant le soin, c’est l’échange des ressentis qui a lieu avec la personne traitée. Mon ami est capable de me dire le degré de douleur qu’il ressent à chaque point réflexe. Il nous est donc possible de mesurer les effets du soin en tout temps, simplement en revérifiant les points de ses chakras et de ses organes. La méthode est donc infaillible pour constater jusqu’où est allée l’énergie et quels changements nous avons avec elle réussi à opérer. La séance se déroule magnifiquement bien. Je ne peux avoir de meilleur cobaye. Mon ami est une personne très sensible à l’énergie et il n’hésite pas à m’exprimer ses ressentis intérieurs durant la séance. À la fin du soin, il se sent mieux, serein et empli d’un sentiment de légèreté intérieure. Il repart avec enthousiasme, déjà prêt pour une autre séance. Une fois la porte refermée, je m’assois pour intégrer cette nouvelle expérience. Je ressens un grand bien-être. L’énergie en me traversant, m’a apaisée et me fait encore profiter de ses bienfaits. Quel cadeau de ressentir moi aussi les effets de cette première séance ! Je réalise alors que donner, c’est réellement recevoir… La glace du « premier soin » vient d’avoir été brisée. Je n’ai qu’une seule envie. C’est de recommencer.


Anne d’Amour